| Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble composé de maisons shikumen – maisons traditionnelles shangaïennes – les habitants aiment se réunir dans l’une des allées pour leur « conversation du soir ». Lors de ces rencontres se tissent les histoires qui composent ce recueil. Les narrateurs appartiennent à différentes catégories sociales, s'expriment dans diverses tonalités, et leurs récits se rattachent de près ou de loin à la cité. Toutes les nouvelles sont donc reliées entre elles. L'unité du recueil ne repose pas seulement sur celle du lieu, mais aussi sur l'interpénétration des récits et sur le déroulement chronologique.
L’ensemble couvre plus de cinquante ans, de la prise de pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu'à l’actuel « socialisme à la chinoise », en passant par la « révolution et la construction socialistes » sous Mao, le désastre de la Révolution Culturelle, puis la réforme économique de Deng Xiaoping. Chaque nouvelle s’inscrit dans les événements politiques et sociaux, et un extrait du « bulletin d’information de la Poussière Rouge », un affichage de quartier qui résume les événements de l'année, fournit le cadre historique et politique essentiel.
Il existe beaucoup de livres sur la Chine, mais la plupart se penchent sur une période courte de l’histoire. Cité de la Poussière Rouge adopte une vue panoramique sur l'histoire moderne des formations et des transformations sociales en Chine. Une double approche, historique et littéraire qui fait de cette cité un microcosme à l’image du pays. … Cette poussière rouge aurait-elle tout recouvert, jusqu’aux pensées de ses habitants ?
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