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Se marier et avoir des enfants. Pour Sibel, jeune
journaliste turque, c'est
le destin tracé par ses parents et son grand-frère,
très attachés à la
tradition. Une « évidence » dénuée
de sens pour Sibel, qui se demande ce
qu'elle a à transmettre. Cette question reste
sans réponse jusqu'au jour où
sa grand-mère, qui sent la vie l'abandonner,
convoque la famille à son
chevet, dans sa maison aux portes de l'Anatolie. Elle
formule une étrange
demande : être convertie à la religion
musulmane avant de mourir.
Aurait-elle perdu la tête ? Tout le monde dans
la famille est musulman,
depuis toujours. Mais la grand-mère garde Sibel
près d'elle et lui raconte
son secret. Elle n'est ni musulmane, ni turque, mais
chrétienne, arménienne
et a été sauvée du génocide en
1915, à l'âge de treize mois, par
l'arrière-grand-père de Sibel, jeune médecin
en poste à Sivas. A présent,
elle voudrait mourir dans la religion de son sauveur, pour
lui rendre
l'hommage que mérite un « juste ».
Cette découverte de racines
insoupçonnées va donner à Sibel les
réponses qu'elle n'espérait plus.
Une plongée dans une période sombre de l'histoire
du XXe siècle, celle du génocide arménien à travers
l'histoire d'une famille.
Un roman sur l'identité turque d'aujourd'hui
où les déchirures intimes viennent contredire
l'histoire officielle.
Après l'année du Brésil en 2005, 2006
est l'année de l'Arménie en France.
Prix des clubs de lecture de Saint-Germain en Laye 2007
Le site de Louis Carzou : www.louiscarzou.com
"La Huitième colline pourrait être le roman d'une identité retrouvée, ou celui de la déploration des martyrs arméniens. Son mérite est d'ouvrir, au delà de ce repli douloureux et du ressentiment, sur l'idée d'une possible réconciliation." Le Monde
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