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Te souviens-tu de tante Maria ? » C’est sur
cette simple phrase, et sur une photo retrouvée, que
Jordi, le narrateur, va se glisser dans le passé familial,
et dans les relations très étranges et quelque
peu amoureuses que la tante Maria, une carmélite du
couvent des Anges, a entretenues avec son père. Et
avec le Bon Dieu… De singuliers tête-à-tête
ont lieu avec celui-ci pendant que la guerre d’Espagne
fait feu de toutes opinions, engagements et violences. Car
il s’agit d’une « guerre comme on n’en
fait plus ». Une guerre où les protagonistes
se sentent « voués inéluctablement,
et lamentablement, à l’échec »
sans pour autant vouloir poser les armes car plus que la victoire
finale, seul le fait de résister compte.
Jordi Bonells confirme avec brio le talent découvert
avec La deuxième disparition de Majorana l’an
dernier.
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