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Le journal de Macha
Le journal de Macha
De Vilnius à Stutthof (1941-1945)


traduit de l'allemand par Nicole Casanova

«Histoire»
Date de parution : 01-04-2003
14 x 21 cm - 320 pages
isbn : 9782867463297
20 €


 


Eté 1941. Les Allemands entrent dans Vilnius, la capitale lituanienne. Dans le désarroi général, la famille de Macha est séparée. Le père est en route vers l'Est alors que sa femme et leurs quatre enfants n'ont pu quitter la ville. Macha, treize ans, commence alors son journal. D'abord couché sur papier puis appris par cœur, il relate avec précision les événements au jour le jour: la vie dans le ghetto jusqu'à sa destruction, la survie dans deux camps de concentration, le sauvetage des rescapés par l'Armée rouge. Après la guerre, Macha retranscrira de mémoire cet exceptionnel document, témoignage unique sur les derniers jours des Juifs de Vilnius.


À propos

«Le Journal de Mascha Rolnikaite paraît maintenant dans une nouvelle édition. Avec le Journal de Hermann Kruk, c'est sans doute le témoignage le plus important sur la fin des Juifs de Vilnius, où se trouvait la plus grande communauté juive de Lituanie. Car cette fille d'un avocat juif, née en 1927 et qui vit aujourd'hui à Saint-Pétersbourg, unie un don aigu d'observation et un talent narrateur à ce que l'on appelle l'empathie, la capacité de se mettre à la place des autres et de donner une voix à leurs souffrances. (.) "C'est pour cela que tout doit être consigné dans mon journal", note l'adolescente de quatorze ans quelques semaines avant l'entrée des troupes allemandes, alors que l'ouvre de mort était déjà en pleine action. "Si je reste en vie, je raconterai moi-même, sinon - d'autres le liront. Mais on doit absolument le savoir!". Mascha Rolnikaite survécut. Ainsi put-elle faire les deux à la fois: raconter comme témoin direct, et en même temps nous laisser un livre qui a fait d'elle la chroniqueuse d'une grande catastrophe : l'anéantissement de la "Jérusalem lituanienne."» Die Zeit, supplément pour la Foire du Livre de Francfort
«Les notes du Journal de Mascha Rolnikaite sont maintenant publiées pour la première fois exhaustivement en langue allemande. C'est une chronique de la survie dans le ghetto de Vilnius et dans les camps de concentration de Strasdenhof et Stutthof. Une histoire de pitié et d'entraide, d'ignorance et de cruauté.» Die Zeit
«Les souvenirs de Mascha Rolnikaite, qu'elle eut l'autorisation de publier en URSS dans les années 60, mais "accommodés selon la ligne", paraissent à présent en allemand, non censurés. Ce qui ne réjouit pas le gouvernement lituanien. L'auteur, qui vit aujourd'hui à Saint-Pétersbourg, n'a pas été invitée à la Foire du Livre de Francfort. Le motif: la collaboration volontaire des Lituaniens avec les Allemands pendant la guerre. Lors de l'extermination presque totale des Juifs, de nombreux autochtones se mirent avec zèle au service des occupants. C'est resté jusqu'à aujourd'hui un tabou dans l'historiographie lituanienne.» Stern
«Le Journal de Mascha Rolnikaite, qu'elle a tenu entre 1941 et 1945, est un témoignage pénétrant sur les actions d'extermination menées par les nazis contre les Juifs de Vilnius. De son regard incorruptible d'enfant, Mascha, âgée de treize ans, note le déchaînement de la terreur et de la violence. Elle donne une voix à la souffrance de tous. Le ton est laconique et précis. L'horreur vécue a fait d'elle une adulte en une nuit. Mascha Rolnikaite, dernier témoin et chroniqueuse de la Shoah, (l'extermination des Juifs est encore très mal connue dans les pays baltes), vit de son devoir de transmettre son savoir à la postérité.» 3sat Kulturzei
«Ce livre est le programme, le projet, le devoir d'une vie envers les générations suivantes qui ne peuvent comprendre l'histoire de la Shoah que s'ils l'apprennent par des témoins de première main, qui ont eux-mêmes connu la terreur et la souffrance. Le Journal de Mascha Rolnikaite est un document particulier : non seulement  à cause de sa description pénétrante de la vie quotidienne (ou ce qui en restait) d'une adolescente dans des temps cruels, mais aussi à cause des circonstances dans lesquelles dont il a été rédigé.  (...) Ce livre paraît maintenant dans une nouvelle édition allemande ; il est discrètement accompagné de notes sur les événements historiques et d'explications des noms, ce qui facilité la besogne du lecteur. Le caractère spontané des notes a été conservé : cela nous permet, à nous qui sommes les générations suivantes, de revivre la souffrance et la terreur à travers le regard d'une jeune fille.» SR 3