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Adieux
Adieux


«Littérature française»
Date de parution : 01-09-2004
14 x 21 cm - 96 pages
isbn : 9782867463716
12 €



 


Variation singulière et poignante sur le thème de la disparition du père, Adieux est un récit dense porté par une écriture qui concilie violence et pudeur, douleur et humour. La grande force de ce texte est de parvenir à camper en très peu de pages un milieu familial et une histoire personnelle qui se déroule sur une trentaine d’années.

Patrice Lelorain est un écrivain au style exigeant et libre. Qu’il s’exprime par le biais de la chronique, du récit ou du roman, il se penche toujours sur le réel. Il pioche dans la rue, dans l’actualité, dans sa vie et tente de créer de la beauté à partir de choses insolites, pénibles, voire douloureuses. Certainement un remède contre les cruautés de l’existence... Il dit devoir composer entre le besoin d’écrire et la culpabilité car pour lui « écrire c’est trahir ». Il adoucit donc sa peine en traquant la vérité, en s’évertuant à être juste avec ceux qu’il expose. Adieux, qui met en scène une famille et plus particulièrement les rapports d’un fils et d’un père autour de la disparition de ce dernier, est avant tout un geste d’amour. Patrice Lelorain, en équilibre sur un sujet délicat, a réussi ce texte plein de pudeur, d’élégance et d’humour. Humour dont il est lui-même pétri : «Adieux va enfin sortir et je vais pouvoir ranger mes exemplaires à côté des autres livres. C’est un des vrais plaisirs de la publication: chez soi comme en soi, les livres prennent moins de place que les manuscrits.»

À propos

Extrait
«En général, je vais chez le coiffeur au printemps et, si mon père est souffrant, je n'y manque jamais, cela lui procure une satisfaction surprenante: mon père abhorre les cheveux longs et les barbes sous toutes leurs formes. Lorsqu'un invité portant le bouc, le collier, ou même la moustache dîne à sa table, mon père, au cours du repas, finit toujours par évoquer la chose. C'est plus fort que lui. Pareil avec les roux, du fauve au rouge: tout flamboiement capillaire l'agace. Ma mère m'a raconté que durant sa troisième grossesse, la dernière, celle qui m'annonçait, mon père se prit à redouter que le bébé à venir ne fût roux.»

«Adieux est un texte bouleversant.» La Provence Dimanche
«Un style d'une pureté rare, où l'adjectif se mérite et se savoure, "sans rien qui pèse ou qui pose", sert ce récit impeccable où l'humour mêlé à la mélancolie fait sourdre une émotion délicate, comme une "saveur discrète".» Le Figaro Littéraire
«Une belle méditation sur le temps, la vie, la mort.» Le Monde
«Délicieux.» Marie France
«D'une délicatesse rare.» Le Nouvel Observateur